Projet en vedette: Théories criminologique et études socio-juridiques / Featured Project: Criminological theory and socio-legal studies

Les dates limites pour postuler aux programmes de doctorat (10 janvier) et de maîtrise (15 janvier) offerts par le département de criminologie à l'Université d'Ottawa approchent rapidement. Dans le mois suivant, vous trouverez quelques-uns des nombreux exemples de projet de recherche conduits par les professeurs dans chacun de nos dix champs de recherche. L'édition d'aujourd'hui expose le projet de Richard Dubé et Margarida Garcia dans le champ de recherche «Théories criminologiques et études socio-juridiques».

The application deadlines for the doctoral (January 10) and master’s programs (January 15) offered by the Department of Criminology at the University of Ottawa are rapidly approaching.  Over the next month you will find a few of the many examples of research projects being led by professors in each of our ten research fields. Today’s edition showcases a project byRichard Dubé and Margarida Garcia within the research field of “Criminological theory and socio-legal studies”. 

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Théories criminologiques et études socio-juridiques / Criminological theory and socio-legal studies

  • Représentations politiques et juridiques de l’opinion publique et leurs influences sur le choix des sanctions (Richard Dubé et Margarida Garcia)

Cette recherche par les professeurs Richard Dubé et Margarida Garcia porte sur la manière dont les systèmes politique et juridique, en matière de justice pénale, construisent les attentes attribuées à l’« opinion publique ». Dans un contexte où ces systèmes cherchent à rétablir ce qu’ils perçoivent comme une « crise » de confiance du public dans l’administration de la justice, l’analyse problématise à cet égard le rôle des peines sévères. L’hypothèse générale découle de la théorie de la rationalité pénale moderne et attribue aux théories de la peine (dissuasion, rétribution, dénonciation, etc.) un rôle déterminant dans la mise en forme d’une opinion publique plus particulièrement répressive. Suivant la théorie des systèmes de Niklas Luhmann, nous attribuons ainsi aux systèmes—plus qu’à leur environnement—la survalorisation des peines sévères comme condition de rétablissement de la confiance minée. Le volet juridique est exploré à partir de la jurisprudence et des entretiens qualitatifs réalisés auprès de juges. Le volet politique repose sur l'analyse de débats parlementaires récents. L’étude est menée au Portugal et au Canada, permettant ainsi de comparer deux traditions juridiques différentes. Elle met à contribution plusieurs jeunes chercheurs, étudiants de maitrise, doctorants et post-doctorants. Les résultats sont attendus d’ici la fin de l’année 2017.