Featured projects : Gender, sexuality and (in)justice / Projets en vedette : Genre, sexualité et (in)justice

The application deadlines for the doctoral (January 10) and master’s programs (January 15) offered by the Department of Criminology at the University of Ottawa are rapidly approaching.  From January 1 to 10 you will find a few of the many examples of research projects being led by professors in each of our ten research fields.  Today’s edition showcases a few projects within the research field of “Gender, Sexuality and (In)justice”.

Les dates limites pour postuler aux programmes de doctorat (10 janvier) et de maîtrise (15 janvier) offerts par le département de criminologie à l'Université d'Ottawa approchent rapidement. Entre le 1 et 10 janvier, vous trouverez quelque uns des nombreux exemples de projet de recherche conduits par les professeurs dans chacun de nos dix champs de recherche. L'édition d'aujourd'hui expose quelques projets dans le champ de recherche de «Genre, sexualité et (in)justice».

Gender, Sexuality and (In)justice / Genre, sexualité et (in)justice

Jennifer Kilty (Department of Criminology) and Michael Orsini (School of Political Studies) are co-principal investigators for a CIHR funded research project entitled, Bioethics on the Ground, in which they explore the everyday ethical challenges faced by staff of AIDS service organizations as they navigate a complex of medical, legal and (bio)ethical uncertainty amidst the growing trend of criminalizing HIV/AIDS nondisclosure. Professor Kilty is also the 2016-2017 recipient of the Fulbright Visiting Research Chair in Canadian Studies at Kennesaw State University, Georgia, USA. Her Fulbright research project, entitled, When HIV is a Crime: Law, Ethics and Emotions in a Comparative Context is an extension of her CIHR funded project and will facilitate the first Canadian-American comparison of the effects of the criminalization of HIV nondisclosure on frontline HIV/AIDS advocacy.

  • Suicide, avortement, sexualité non-normative : analyse sociohistorique de champs de compétence pénale au 20e siècle (Isabelle Perreault)

Le projet de loi composite de 1969 et ses suites en 1972 ont décriminalisé partiellement l’avortement et la grossière indécence et totalement la tentative de suicide. Trudeau rappelait en 1969 que l’État ne s’intéresse pas aux péchés et doit considérer ces comportements comme relevant de la morale personnelle et non plus comme des actes jugés antisociaux et mettant en danger l’équilibre de la société. Les principes directeurs de maintien absolu de la vie qui prévalaient jusque-là prennent ombrage, d’autant que l’institution au sens large de la médecine prend de plus en plus de place dans l’explication et le traitement des comportements qui posent problème. Ce projet de recherche est une étude exploratoire qui vise l’analyse du matériel empirique disponible sur trois (4) articles du Code criminel canadien : l’article 157 sur la grossière indécence, l’article 241 sur la tentative de suicide et l’article 287 sur l’avortement. Ces articles ont tous en commun d’être des « crimes sans victimes » (Schur, 1965). Ces « crimes » comprennent les drogues illicites, les jeux d’argent, les activités liées à la prostitution, l’avortement, l’homosexualité, la sodomie, l’échangisme, le vagabondage et la mendicité, la tentative de suicide, la pornographie, etc. À l’aide de sources écrites, le professeure Isabelle Perrault questionnera les rhétoriques employées par les principaux acteurs juridiques et politiques depuis la Deuxième Guerre mondiale sur la régulation pénale des délits associés aux « options de vie » des citoyen ou encore aux comportements sexuels non-procréatifs entre adultes consentants. Ce projet entend mobiliser les ressources disponibles dans les centres d’archives d’Ottawa et de Montréal.